Pour financer vos travaux vous pouvez bien sur faire appel à votre épargne personnelle, solliciter différents prêts qui peuvent être intéressants suivant vos conditions de ressources, sans oublier les aides de l’Etat ou des collectivités locales auxquelles vous pouvez avoir droit. Le tout constitue un ensemble assez complexe d’autant plus que le choix d’un mauvais professionnel ou de matériaux ou d’équipements aux performances insuffisantes peuvent vous priver de certaines aides. Donc là aussi documentez-vous pour ne rien oublier...et attention à certaines promesses ! 
 
1 – Les prêts accessibles 

Toute la gamme des prêts classiques peut être mobilisée. La plupart de ces prêts peuvent être utilisés pour des acquisitions immobilières ou des travaux ne relevant pas de la rénovation énergétique. Certains sont par contre conditionnés à ces travaux et dans certains cas à leur niveau de performance.

  • pour des très lourds travaux au-delà de 75000 € vous pouvez solliciter un prêt immobilier classique. Plus contraignant mais les taux actuels sont historiquement bas (moins de 2% sur 15 ans) ;
  • un prêt suite à un plan d’épargne logement (PEL) ou un compte épargne logement (CEL) ;
  • un prêt à la consommation classique mais leurs taux d’intérêt sont de 2 à 3% plus élevés que les prêts immobiliers ;
  • des prêts verts proposés par certaines banques qui doivent être affectés à des travaux d’économie d’énergie qui doivent respecter les critères de performance du Cite (cf ci-dessous) ;
  • les prêts conventionnés de l’Etat (PC) pour un montant de travaux au moins égal à 4000 € (taux d’intérêt autour de 3%) ;
  • l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ). Il vient d’évoluer en 2017 pour le rendre plus attractif. Il est attribué sans conditions de ressources, cumulable avec le Cite (cf. ci-dessous) et les travaux de rénovation doivent être réalisés par des artisans RGE. Son montant (de 10000 à 30000 €) dépend de la nature des travaux envisagés et du logement concerné. Pour en savoir plus et plus ;
  • Les prêts des fournisseurs d’énergie. EDF et Engie proposent des prêts pour des travaux d’amélioration énergétique. Ces prêts sont soumis à certaines conditions. N’hésitez pas à poser la question à ces fournisseurs du rachat des certificats d’économie d’énergie (cf. ci-dessous).

S’y rajoutent sur conditions de ressources dépendant du nombre de personnes occupant le logement et la zone d’habitation concernée :

  • le prêt d’accession sociale (PAS) (taux d’intérêt autour de 3%) pour un montant de travaux au moins égal à 4000 € ;
  • le prêt à taux zéro (PTZ). Les intérêts sont pris en charge par l’Etat. Son montant est limité à 40% d’un coût maximum d’acquisitions et de travaux dépendant de la zone du logement et du nombre de personnes occupant le logement. Ex : 255.000 pour 3 personnes en zone A soit 102.000 € de PTZ au maximum. Pour en savoir plus.  
 
2 – Les incitations et aides de l’Etat et des collectivités locales 
  • Le CITE (Crédit d’impôt pour la transition énergétique). Il est au taux unique de 30% du montant TTC des dépenses et concerne les logements en résidence principale achevés depuis plus de deux ans. Il est plafonné à 8000 € par personne à charge, 16000 € pour deux personnes plus 400 € par personne supplémentaire. Les travaux et équipements éligibles doivent remplir des conditions très précises. Pour plus de précisions consultez la fiche ADEME.
  • La TVA à 5,5% : Elle s’applique pour tous les travaux d’économie d’énergie pour un logement achevé depuis plus de deux ans ainsi qu’aux travaux induits qui sont y liés (ex : dépose d’un ancien équipement, remise en état d’une pièce…). Pour en savoir plus.
  • Les certificats d’économie d’énergie. Les grands fournisseurs d’énergie ou de carburant (EDF, Engie, Total, Carrefour, Leclerc, Auchan…) doivent justifier de leurs efforts en matière de réduction de gaz à effet de serre. Pour cela si vous réalisez des travaux d’économie d’énergie vous pouvez leur vendre ces certificats qui viendront en déduction du prix de ces travaux (de l’ordre de 1000 € pour 20000 € de travaux). N’hésitez pas à demander ces certificats aux professionnels ayant réalisé vos travaux. Pour en savoir plus consultez ce lien et celui-ci.
  • Le dispositif « coupe de pouce économie d’énergie » Ce dispositif ouvert en février 2017 permet aux ménages, sous conditions de ressources, de bénéficier jusqu'au 31 mars 2018 d’une prime exceptionnelle pour les aider à financer certains travaux d’économies d’énergie. Ce dispositif a pour objectifs d’accélérer la rénovation énergétique et de lutter contre la précarité énergétique. Pour en savoir plus.
  • Les aides de l’ANAH. L’ANAH (Agence Nationale d’Amélioration de l’Habitat) peut financer de 35 à 50% des travaux d’amélioration de votre logement (avec un plafond) notamment ceux qui peuvent réduire de 25% votre consommation énergétique. Cette aide est sous conditions de ressources et doit concerner un logement construit depuis plus de 15 ans. Pour en savoir plus.
  • L’éco-chèque de la région Occitanie. Suivant un revenu fiscal de référence à ne pas dépasser dépendant de votre nombre de parts fiscales, la Région Occitanie peut vous attribuer un éco-chèque d’un montant de 1500 € si vous êtes propriétaire occupant (ou 1000 € si vous êtes bailleur) pour des travaux permettant une économie d’énergie d’au moins 25%. Pour en savoir plus. Ceci dit certaines régions ou collectivités sont plus investies que d’autres !
  • Les aides des collectivités territoriales. Ces aides viennent généralement en complément des aides de l’ANAH. Vous pouvez en retrouver la liste et les modalités sur le site de l’ADIL.
  • Les aides des caisses de retraite et mutuelles. Votre caisse de retraite principale ou complémentaire, votre mutuelle a peut être mis en place des aides à l’amélioration de votre logement sous forme de prêts ou autres. N’hésitez pas à les solliciter. Ces aides ne concernent pas uniquement la rénovation énergétique.