La réponse de Que Choisir

Une vente entre particuliers constitue un contrat, dont les règles sont définies par le Code civil. Celui-ci est beaucoup moins protecteur que le Code de la consommation qui s’applique pour des contrats entre un particulier et un professionnel. En cas de litige, le plaignant ne pourra s’appuyer que sur la garantie des vices cachés ou le vice du consentement. Encore faudra-t-il apporter la preuve du dol (de la tromperie). Et localiser l’interlocuteur indélicat ! Alors, autant s’entourer d’un certain nombre de précautions !

 

Si vous achetez vérifiez le produit avant de payer, car vous ne bénéficiez ni de la garantie légale de conformité ni du droit de rétractation. Demandez des informations détaillées au vendeur (photos complémentaires, notice technique, etc.) Une fois la transaction réalisée, vous n’aurez que très peu de recours. Certaines plateformes proposent des solutions d’assistance : assurance remboursement, conformité des marchandises, paiement sécurisé : l’argent n’est versé au vendeur que lorsque le bien est livré et conforme à la commande. Mais, en cas de litige, la plateforme n’est jamais responsable. Néanmoins, si vous êtes victime d’une arnaque caractérisée, contactez immédiatement le site pour bloquer le compte concerné.

 

Si vous vendez renseignez-vous sur l’acheteur. Consultez les avis le concernant. Soignez vos emballages: film bulle, colis pré-affranchi, etc.. Choisissez un mode d’expédition avec traçabilité : envoi suivi, recommandé, transporteur et suivez le parcours  Pensez à souscrire une assurance pour les objets de valeur importante  Attention au mode de règlement. En cas de paiement direct, évitez les chèques bancaires

 

Les revenus que vous en tirerez ne sont pas imposables dès lors que ces ventes restent occasionnelles et qu’il s’agit de biens personnels, sauf bijoux et objets de valeurs supérieure à 5000€. Depuis 2020, la loi impose aux plateformes comme Leboncoin ou eBay de déclarer aux pouvoirs publics le récapitulatif des transactions réalisées dans l’année par leurs utilisateurs les plus actifs. Le seuil de déclaration est fixé à 3000 €, ou 20 opérations par an et par vendeur.